29/06/2010
BOUTIQUE : VENTE DES RECUEILS ECRITS PAR SOYAM
--------------------------- LES LARMES DES PLAINTIFS
L'eau qui avait été bleue et si pure
Orne dorénavant une pellicule noire
Boueuse, qui au fur et à mesure
Envahit les derniers territoires,
Autrefois berceaux des rêves paradisiaques.
L'homme camoufle et maquille ses déboires
Le mascara devenu le poison de sa gloire
Le mène vers un monde démoniaque,
Sans cesse mis à l'épreuve.
Les conséquences sont irrémédiables
Pour un environnement friable,
Incapable de se refaire une peau neuve !
L'inconscience brille trop,
Une poignée d'hommes tyrannisent les idéaux,
A la conquête d'un pouvoir monnayable,
Bronzant sur des plages de sable
Peu à peu souillées par leur passion commune,
Une collection de chiffres à profusion.
L'irrespect de la vie bouscule l'horizon,
Une main se glisse dans une urne,
Un événement d'une violence cruel
Gate les habitations au hasard,
La course au contrôle paraît irréel...
La tolérance se fait rare
La survie est alors acclamée
La soif d'exister en est la clé,
La réponse à un gaspillage abusif,
Coule en abondance les larmes des plaintifs...
23/07/10
--------------------------- LES LAMENTATIONS DE LA CHAMBRE 666
Une allumette se consume
Une assiette sale repose sur le chevet
Un fantôme se promène muet
Tout en raclant le bitume.
Il se dirige dans une seule direction,
Se penche brusquement sur un lit miteux
Le mouroir du prochain défunt soucieux
D'être impuissant à toute action
Aveugle dès la naissance,
Bossu par une hérédité génétique
Sourd suite à une destin tragique,
Sa vie est synonyme d'impuissance...
Pourtant, il dort paisiblement
Dans les méandres de ses pensées
Un souffle glacial s'est imposé
L'air devient irrespirable, pesant
Une ombre se dessine et s'élargit
La lumière ainsi, fuit
Un hymne à la mort s'entend
Un miroir se brise violemment
La chambre six six six
Appelle une âme errante
Une destructrice des plus menaçantes
L'homme se réveille et tend un crucifix
Un cri puissant fend l'air
Une seconde de plus, c'était sa perte
Ses lamentations sont encore ouvertes !
21/07/10
Dédié à Stephen King ^^
--------------------------- ANGE MORTUAIRE
La nuit avale les ombres du paysage
La brume dissimule les âmes vagabondes...
Le cimetière devient un mirage
Où s'élève d'étranges ondes
Une aura au loin frôle un buisson
Et provoque une envolée de pigeons
La lune adoucit les peurs redoutées,
Les vérités cachées par les années écoulées
Puis un son glaçant retentit
Un frisson jaillit,
Un cri lointain émerge de nulle part
Une odeur amère se pare
Acre, puante... elle émane de la terre
Et rampe vers les âmes chères,
Apeurées, victimes et innocentes
La sueur perle sur cette lente attente
Ce lieu devient peu à peu trop calme...
Soudain, au loin, une élégante dame
Elle chantonne dans une langue ancienne
Elle captive l'attention terrienne
Sa robe blanche glisse sur le sol
Ses yeux fixent ce ciel d'un noir infini
Un rire strident s'échappe de cette folle
Une main alors perse sa tombe bénie
Maintes mains pointent à l'horizon
Maintes formes s'agenouillent à l'unisson.
20/07/10
--------------------------- QUE TOUT DELAISSE
Laisse moi cette compresse
Presse la encore, Déesse...
Les enfers naissent de tes caresses
Oh ma maitresse, tu me délaisses
Je fabule et te supplie
Retourne toi, contemple ton bel-ami
La cicatrice, difficilement, se lice
L'infection gravite et s'immisce
Je suis un misérable en peine
Je suis la souffrance vaine
Oh ma Déesse, je tresse
Une messe pour te convier à Grèce
Oh ma maitresse, que tous acclament
Tu caches une lame
Sous tes jupons frivoles
Et chuchote des vers amers,
Des affabulations en fer,
Et ensuite, tu t'envoles...
Nous restons l'esprit enchainé
Par tes merveilleuses grâces
Mais pourtant nous sommes lasses
Désemparés, attristés, menottés
Oh maitresse, je décompresse
Oh Déesse, je te délaisse
Lentement, irrévocablement
J'essaye d'oublier nos doux instants
J'essaye de prendre un nouveau virage
Cela sera bien plus sage
29/06/10
11:50 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16/06/2010
POEMES REVENDICATEURS
Un vieillard des temps modernes,
La langue pendante, le regard vitreux
La main droite tremblante...
Absorbé par sa vie terne,
Il réalise qu'il n'a pas combattu
A l'époque où tout se réformait
Où les lois façonnaient une gigantesque crue
Pourquoi s'était-il tut ?
Sa jeunesse perdue, enclavée
Il se sentait déjà exclu de la société
Un bureau bancal et une chaise en bois
Un stylo rouge et des lunettes épaisses
A son coup, une petite croix
Priez pour nous et allons à la messe
Car le foi fait vivre plus longtemps
Écoutez ces chants et d'un pas lent
Entrez dans la dernière ligne droite,
une douce fin vous attend...
Hommes de Gauche et de Droite
Voici vos futurs enfants,
Voici un mirage puant !
16/06/10
--------------------------- UN EMPIRE EN RECESSION
10:46 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02/05/2009
UN SOUFFLE DE POESIE... UN BRIN DE FOLIE !!!
-------------------------------- L'AUBE DE MES REVES
Je me plonge dans ses yeux,
Ils véhiculent une lueur délicate,
Une caresse pour mon cœur pirate,
Contempler ce doux feux
Berce mes pensées assombries
Ne me quitte pas, ou je crie !
Elle, l'aube de mes rêves,
Qui m'apporte une goutte d'espoir
Dans un horizon-entonnoir,
Elle me procure une trêve
Elle, l'aube perpétuelle,
Qui terrasse mes duels
Je prends une route mouvante,
Une direction nouvelle
Avec enfin des souvenirs réels
Je refuse une vie latente...
Pourquoi t'éloignes-tu
Toi, la Fleur que j'ai cru
Pouvoir garder dans mes mains
Je pourrais t'humer sans fin
Toi, l'aube de mes rêves,
Qui m'apporte une goutte d'espoir
Dans un horizon-entonnoir,
Elle me procure une trêve
Elle, l'aube perpétuelle,
Qui terrasse mes duels
J'ai peur que tu te flétris
Je sens ce lien qui nous lie
Je ne t'arracherai pas à la terre
Tu m'es bien trop chère !
Toi, la graine de mes plaisirs
Tu rayonnes comme un saphir
Tu es l'aube de mes rêves,
Qui m'apporte une goutte d'espoir
Dans un horizon-entonnoir,
Tu me procures une trêve.
Elle, l'aube perpétuelle,
Qui terrasse mes duels
22/06/10
Dédié à David Hallyday
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Accoudé au lampadaire,
Visage baissé, pensif
Il attend l’instant décisif…
Surprit par un courant d’air
Son regard fixe un nouvel horizon
Me voici attirée par ce bel inconnu,
Et Comme tous mes autres déchus
Je désespère encore mais à tâtons
De devoir y laisser des plumes…
Son charme défie mon bouclier
Résister devient tout un métier
Ma raison déraisonne et fume,
Brûle d’ardeurs et d’allégresse…
Me voici enfin sortie de la brume :
J’ai su l’esquiver avec adresse !
03/05/10
-------------------------------- PRECIPICE EVITE
La lumière a scintillé si peu de temps,
Elle a vite vacillé, pour se tarir
Captivée seulement par des désirs…
L’asphyxie s’est générée, si rapidement
Un seul des deux cœurs s’est emballé
Quand nos chemins se sont croisés…
S’il avait été moins pressé
Mes sentiments auraient été moins partagés
Le doute, la raison, la passion
Tous s’entrechoquent dans un tournis
Et ont fini par perdre vie
La patience a permit de fuir l’union
D’éviter une nouvelle désillusion
Le charme avait pourtant opéré
S’il m’avait un peu plus respectée…
La lumière s’est penchée sur un seul être
Et lui permet d’avancer en maître
08/05/2010
-------------------------------- LE TUNNEL ARDENT
Dans la lumière du tunnel
Une bougie à pile se consume
Une pluie de plumes
S’abat sur nos prunelles
Dans la chaleur ardente
Des émotions se dissipent…
Mes mains rampent sur la pente
Et arrache le script
Dans ce néant extrêmement moite
L’électricité des instants partagés
Commence à se décharger…
La flamme alors boite
Dans ce tunnel devenu sombre
Il ne réside plus d’ombres
Car la douceur artificielle
A cesser de projeter des étincelles
Dans ce noir absolu
La bougie a fini par s’éteindre
Il n’y plus rien à craindre
La souffrance a été moulue.
08/03/10
-------------------------------- ANIMAL DE COMPAGNIE
Un regard s’échange
Une ballade et un verre dans les mains
Une foule de mots sans fin
Un baiser étrange
Nous voici déjà embarqués
Dans un paradis de câlins…
Un lieu où l’on se sent bien
Beaucoup serait tenter de papillonner
Mais cela ne rime à rien
C’est une perte de temps
C’est même frustrant
De savoir déjà qu’il y a une fin
On peut facilement se trompée
Etre charmée, et se laisser aller
Mais quand on ouvre les yeux
Ca sonne terriblement creux
On devient un animal de compagnie
Et voilà un souci...
05/03/2010
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La pluie a recouvert le chemin,
Il est devenu boueux, infranchissable
Il a fallu oublier le chagrin,
Et prendre un sentier insaisissable,
Caché dans une forêt pleine de broussailles…
Tout au fond de ce nouveau périple
J’imaginais me perdre dans ses entrailles
Et ne plus penser, devenir un disciple
D’une culture où l’on ne réfléchit pas
Et puis, on s’ennui, on reprend vie
Une autre route apparaissait entre ces amas
De feuillages, de bruits…
Le soleil pointait au zénith
J’ai repris des forces et marché
Je ne croyais plus aux mythes
Seul comptait la vérité.
21/02/2010
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Seule, assise, elle s’apitoie
Son chagrin la noie…
Sa main caresse la mer acharnée
Le crépitement des vagues pourrait la bercer
Mais elle se refuse à accepter
Elle ne peut oublier encore
Elle pense à tord,
Les nuages au loin s’assombrissent avec une telle rapidité
Et soudain une larme glisse le long du rivage,
Un flot de sentiments la submerge
Son maquillage coule sur son visage
Elle s’éloigne doucement de la berge
La nuit s’apprête à revêtir les ombres…
Une pensée flotte sur cette eau sombre
14/01/2010
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Dans le jardin où je jouais
Je cueillais des bouquets de fleurs
Je pleurais quand je tombais,
Je riais de bon cœur
Dès que ma sœur grimaçait...
On se moquait de la vie
On courait, on sautait...
On avait la manie
De se protéger du vent,
On se cachait sous les buissons
On imaginait un horizon
Où l'irréel se mêlait au présent.
On allait dehors quand il pleuvait,
On se racontait nos malheurs
Nos doutes et nos peurs
Et souvent, on dansait
Puis la balançoire a été remplacée...
Un éden définitivement oublié
06/09/2009
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Nos pas alignés sur le sable fin
Nos sourirs partagés ce soir là
Je me suis baignée dans un instant paralysant,
Et pourtant merveilleux à la fois
Je revois nos empreintes disparaître
Quand une vague puissante émergea...
Elle s'approcha et embrassa nos pas,
Je frissonnai de tout mon être
Même si nos ombres s'effacaient
Si l'électricté de ce court instant...
Le présent se mêlait au passé..
Je risquais de tomber dans la paix
Je m'enhardis de lui poser un baiser,
De caresser cette passion.
La mer glacée aimait a me frôler
Et le vent à s'engouffrer dans mes cheveux.
Le ciel étoilé nous épiait
La plage paraissait nous appartenir ;
Nous étions seuls à la franchir...
Et je l'encourageais...
05/09/2009
-------------------------------- ALLONGE SUR DES CADAVRES

Je me cramponne à un bras,
Les herbes sèches chatouillent mes narines,
Ma respiration s’échine
Mes yeux se font lourds, mais je combats
Je ne me souviens de rien,
Le présent et le passé se sont comme éteints
Je m’acharne à distinguer les alentours,
Car je crains les vautours
Une ambiance étrange envahit mes sens,
Aucune lumière ne pénètre mes pensées
Je ne suis pas en paix,
Je suis dans l’ignorance !
Je frôle la personne à mes côtés,
Elle ne réagit toujours pas
De l’eau s’est collée sur mes doigts
J’en mets dans ma bouche assoiffée
Un goût amer de sang infiltre mon être
Et toujours aucun bruit…
Mon autre main sent alors une crosse de fusil…
J’étais parti à la guerre !
Je crie et ris aux abois,
Un nouveau cimetière dans un bois
27/05/09
-------------------------------- FRANCHIR LE PAS
Elle pensait être une erreur de la nature,
Une graine qui ne germerait jamais,
C'est pourquoi toujours elle se taisait
Elle paraissait triste et si immature
Son regard d'un noir extrêment brillant
Se heurtait aux divagations des gens
Ces autres dont l'ignorance de la vie les dépassent,
Elle les regardait et voyait une impasse
Un fossé se creuser étrangement rapidement
Elle attendait le bon moment
Pour aller de l'avant,
Et traverser ce présent inintéressant...
Elle allait enfin exister
Elle ne voulait plus de pitié
Ses mains arrachèrent les derniers souvenirs
Accrochés au mur des plaisirs,
Dans une chambre sans couleur
Et sans odeur particulière
DAIA avait alors eu des sueurs
Par peur des quitter ce lieu de misère
Et de se retrouver à faire la manche
Dans les rues sales et moroses de la capital
Elle partit, il lui était vital
De prendre sa revanche !
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Elle ne savait pas si elle devait espérer
Elle voulait juste un instant d’attention
Elle a écouté le ruisseau couler
Les vagues ricocher sur ses illusions
Elle ne pouvait pas l’imaginer
Alors elle s’est baignée
Dans une mer glaciale
Dans un vide paradoxal
Elle a plongé dans les profondeurs
Elle a croisé des êtres étranges, indifférents
Elle a cru se noyer par moment
Elle n’a pas réussi à verser des pleurs
Elle ne reconnaissait plus rien
Elle a souhaité chuter d’encore plus bas,
Mais un étranger a tendu sa main
Elle s’est imprégnée de sa douce voix
Les remous de l’océan l’ont propulsée
Elle a pu respirer à nouveau
Le vent l’a alors caressée et menée
Vers les nuages blancs… d’en haut…
13/12/08
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Des murs défilent à l’horizon
Des blocs de rocs s’imposent à l’infini
Et mon regard s’endort ici…
Je cherche à éviter ces démons,
Une réalité facile à duper
J’écoute tranquillement la musique
Elle berce mes doutes insoupçonnés
Le besoin de s’évader de tout ce cirque
Devient une obsession tant désirée…
Et ce wagon ne cesse de prend de la vitesse,
Je traverse maintenant une galerie enfumée
Je ne vois qu’amertume et tristesse
Je détourne alors mon visage vers le hublot
En pensant trouver une lumière…
Mais le wagon continue de suivre le lit de la rivière,
Tortueuse et indomptable même d’en haut
Soudain, le train freine avec férocité
Certains passagers entrent ou quittent ce lieu…
Au loin, un homme s’invite à mendier
Mon regard contemple bizarrement les cieux
30/11/08
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J’ai découvert un picotement étrange
D’amplitude paradoxalement élevée…
Ce flux de sentiments se range
Dans une voie lactée
Un univers paradisiaque
Où les étoiles guident nos pas…
Où les rêves deviennent un état,
Une réalité démoniaque…
J’ai voulu toucher l’astre divin,
Celui qui brille toute la nuit…
Celui qui illumine les chemins
Même les plus enfouis…
Quand cet astre s’est retourné
J’ai désiré le garder à ma portée…
Mais il s’est dérobé
Et la brume m’a enveloppée
Tous les soirs, je surveille l’horizon
Mais aucune lumière n’étincelle au loin.
14/11/08
17:30 Publié dans poesie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

